Apprendre le parawing : nos 5 conseils pour bien débuter

Le parawing, ce n'est pas si difficile… à condition d'éviter quelques pièges au départ ! Conditions de vent, choix de la planche, taille du foil, équipement : voici les cinq conseils de MORDU pour réussir vos premières sessions et progresser plus rapidement.

Une aile qui tient dans un petit sac, la possibilité de remonter au vent puis de surfer librement la houle… Le parawing a de quoi séduire les passionnés de glisse !

Mais entre les vidéos de riders qui enchaînent les courbes sans effort et la réalité des premières sessions, il y a parfois un petit décalage. Car même lorsqu'on maîtrise déjà le kite ou la wingfoil, le parawing demande un nouvel apprentissage : pilotage de l'aile souple, gestion de la puissance et décollage sur le foil.

Chez MORDU, on est passé par là. Voici les cinq erreurs à éviter pour ne pas transformer vos premières sessions en galère.

1. Choisir les mauvaises conditions de vent

C'est probablement le conseil le plus important : pour apprendre le parawing, les conditions font toute la différence. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, commencer dans très peu de vent n'est pas forcément une bonne idée.

Notre recommandation : viser environ 18 nœuds de vent régulier, en adaptant la taille de l'aile à votre gabarit et à votre niveau.

Sous 15 nœuds, garder l'aile en l'air et générer suffisamment de traction pour décoller deviennent beaucoup plus techniques. Le parawing apprécie également assez peu les vents irréguliers, avec des rafales et des molles qui compliquent le pilotage.

Enfin, privilégiez un plan d'eau relativement plat, avec peu de clapot. Moins vous aurez à gérer votre équilibre, plus vous pourrez vous concentrer sur l'aile.

Le conseil de Mat : recherchez un vent régulier, un plan d'eau dégagé et des conditions adaptées à votre matériel. Les 18 nœuds sont un repère, pas une règle universelle. Évitez notamment les vents offshore et les situations qui compliquent le retour à terre.

2. Prendre une planche qui décolle mal

En parawing, le take-off est l'une des phases les plus délicates. Il faut générer suffisamment de vitesse tout en contrôlant une aile qui mobilise déjà une bonne partie de votre attention. Autant éviter d'ajouter une difficulté supplémentaire !

Pour débuter, choisissez une planche :

  • Stable, avec suffisamment de volume.

  • Qui accélère facilement avant le décollage.

  • Tolérante lorsque vous êtes encore sur l'eau.

Les planches rigides offrant une bonne glisse sont généralement intéressantes.

À l'inverse, certaines planches gonflables peuvent compliquer les premiers décollages, notamment lorsqu'elles génèrent davantage de traînée.

Le conseil de Mat : privilégiez la facilité de décollage plutôt que la maniabilité une fois en vol. Vous aurez tout le temps de réduire le volume de votre planche ensuite !

3. Choisir un foil trop petit

C'est une erreur classique chez les wingfoilers expérimentés : vouloir utiliser exactement le même foil qu'en wing.

Sauf qu'en parawing, la puissance disponible et la manière de l'exploiter sont différentes.

À conditions équivalentes, nous recommandons de commencer avec un foil plus porteur que celui que vous utiliseriez habituellement en wingfoil.

Une aile avant plus porteuse permet généralement de décoller plus tôt et de réduire les efforts nécessaires pour atteindre le vol. Attention toutefois : la surface ne fait pas tout. Le profil, l'allongement et le rendement du foil comptent également.

Le conseil de Mat : oubliez la performance maximale pour vos premières sessions. Un foil tolérant, stable à basse vitesse et qui décolle tôt sera votre meilleur allié.

4. Partir sans gilet de flottaison

On pense souvent au gilet de flottaison uniquement comme un équipement de sécurité.

En parawing, il est aussi sacrément pratique !

Car pendant l'apprentissage, il arrive que l'aile termine dans l'eau. Et lorsqu'elle se remplit, se replie sur elle-même ou transforme ses lignes en sac de nœuds, les choses peuvent rapidement se compliquer.

Un gilet adapté permet de rester confortablement à la surface pendant que vous récupérez votre matériel.

Et croyez-nous, lorsque vous devez démêler des lignes tout en essayant de récupérer une aile transformée en sac-poubelle gorgé d'eau, vous appréciez de ne pas avoir à battre des jambes en permanence ! 😅

Le conseil de Mat : portez un gilet de flottaison adapté au foil, ainsi qu'un casque. Apprenez également à récupérer votre aile dans l'eau avant de vous éloigner du bord. Et ne partez jamais sans solution de retour à terre.

5. Sous-estimer l'intérêt du harnais

Une aile, une petite barre, une planche… Le parawing semble être le sport minimaliste par excellence.

Mais après quelques bords, on découvre rapidement une réalité : la traction peut être très physique !

Les avant-bras et les épaules sont particulièrement sollicités, notamment lors des longs bords de remontée au vent.

Le harnais permet de transférer une partie de cette traction vers le corps et de préserver les bras.

Vous pouvez parfaitement commencer sans harnais pour vous familiariser avec le pilotage. Mais une fois les premiers automatismes acquis, son intérêt devient vite évident.

Le conseil de Mat : ne négligez pas le harnais, mais apprenez à utiliser un système adapté, avec une possibilité de libération rapide. Un mauvais montage peut créer davantage de problèmes qu'il n'en résout.

Le piège numéro 6 : de la surconfiance au découragement !

Il y a une dernière erreur que nous connaissons bien chez les riders expérimentés.

Au départ, c'est la surconfiance :

« Je fais du kite et du wing depuis des années… Franchement, ça va passer tout seul ! »

Puis vient la première session.

L'aile tombe, les lignes s'emmêlent, la planche refuse de décoller et les bras commencent à chauffer.

Et là, changement de discours : « En fait, c'est galère, ce truc ! »

Le parawing demande simplement d'accepter une nouvelle courbe d'apprentissage.

Vos compétences en kite et en wingfoil constituent un vrai avantage, mais il faut acquérir de nouveaux automatismes. La bonne nouvelle ? Une fois les premiers décollages maîtrisés, les sensations deviennent rapidement addictives !

L'analyse de Mathieu Gosselin, fondateur de MORDU

« Ce qui me frappe avec le parawing, c'est le décalage entre la simplicité apparente du matériel et la technicité des premières sessions.

Quand on pratique déjà le kite et le wingfoil, on pense naturellement que l'apprentissage sera immédiat. Mais il faut accepter de repartir un peu de zéro.

À mon sens, la clé est de choisir les bonnes conditions et le bon matériel, plutôt que de multiplier les sessions dans n'importe quel vent.

Et quand tout commence à fonctionner, on comprend pourquoi cette nouvelle discipline séduit autant de passionnés : la sensation de liberté est assez incroyable.

Sans oublier un avantage très concret : quel bonheur de partir rider sans pompe ! »

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À écouter sur MORDU

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  • Cédric Georges : comment naissent les nouvelles tendances de la glisse ? Un regard d'entrepreneur sur l'innovation et l'évolution du marché.

  • Antoine Albeau & Marc Amerigo : jusqu'où ira l'innovation dans les sports de glisse ? Une plongée dans les technologies qui pourraient transformer nos équipements.

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Mathieu Gosselin, fondateur de MORDU, expert glisse & outdoor